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Focus sur la rhubarbe

Dernière mise à jour : 2 août 2022


Synonyme de gourmandise, la rhubarbe évoque les tartes et les confitures acidulées des beaux jours. Originaire de Chine, elle pousse sans difficulté dans nos jardins tempérés depuis que Marco Polo l’a ramenée de voyage au XVIe siècle. Si on la sait particulièrement douce avec les intestins contrariés, ses vertus santé ne s’arrêtent pas là. Focus sur une plante généreuse, facilement reconnaissable sur les étals entre avril et juillet.


Elle soulage les troubles digestifs

Saviez-vous que 74 % du poids de la plante est constitué de fibres ? Parmi elles, des fibres insolubles qui aident à réguler le transit intestinal. La rhubarbe stimule la motricité des côlons paresseux en cas de constipation. À petite dose, elle soulage aussi les diarrhées fulgurantes en apaisant l’inflammation de la muqueuse.

Ses feuilles sont toxiques

Chargées en acide oxalique, ses larges feuilles ne se mangent pas. Anciennement appelé « sel d’oseille », cet acide est naturellement présent dans l’organisme car il aide à fixer le calcium dans le sang, mais ingéré en trop grande quantité, il devient mortel. Rassurons-nous, il faut 5 kilos de feuilles pour courir un risque. On préférera néanmoins consommer le pétiole de la rhubarbe, sa tige charnue.


Pauvre en calories

Sauf en dessert... Bien que la rhubarbe soit riche en glucides, elle est peu calorique car composée à 94 % d’eau. Une vraie plante détox ! Mais pour compenser son acidité, on la prépare généralement cuite et sucrée. Son taux de calories est alors multiplié par dix. Une bonne façon de profiter de ses bienfaits est de la consommer en infusion...


Un complément pour les femmes enceintes

Riche en vitamines A, C, E et K, la rhubarbe renferme également plusieurs vitamines du groupe B dont la B6, favorable au fonctionnement du système nerveux, et la vitamine B9. Aussi appelée « acide folique », la B9 est bénéfique au développement de l’embryon dès le début de la grossesse en évitant le risque de malformation du tube neural.


Anti-inflammatoire et antibactérienne

Sa racine se révèle utile en bain de bouche contre les infections buccales. Antibactérienne et purgative, la racine de rhubarbe lutte contre les parasites intestinaux, y compris chez les enfants, et s’applique sur les furoncles en traitement de la peau. En cure de jus, elle offre un vrai pansement interne. On la prépare alors à l’extracteur de jus avec de la betterave pour une note sucrée naturelle.


Hypocholestérolémiante

Une étude a démontré que la consommation régulière de rhubarbe diminuait le cholestérol total et le « mauvais » cholestérol (LDL). Grand draineur hépatique, le sirop de rhubarbe se compose de chicorée, d’alkékenge, aussi appelée « amour en cage », de fumeterre, de cannelle et régule délicieusement la vésicule biliaire. Le vin de rhubarbe, lui, est purgatif.


Salée, un régal

Jadis cuisinée comme un légume, la rhubarbe se marie savoureusement aux omelettes et aux soupes. En sauce, elle remplace la saveur aigrelette de l’oseille pour napper les plats de poissons. Consommer la rhubarbe salée est un bon moyen de profiter de toutes ses fibres sans risquer le déséquilibre nutritionnel causé par un excès de sucre.

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